L’électricité en France, de la production à la distribution

On peut trouver de l’énergie électrique tout autour de nous. C’est de nos jours quelque chose d’indispensable puisque nous utilisons quotidiennement une multitude d’objets qui fonctionnent grâce à elle. Si vous lisez cet article, il est évident que vous en utilisez un en ce moment ! L’utilisation de l’électricité est devenue une chose tellement banale que beaucoup ignorent comment celle-ci est produite et amenée dans nos maisons. Dans cet article, nous allons vous présenter quelques chiffres clés sur l’énergie électrique, sa production, mais également la distribution de l’électricité en France. Restez bien jusqu’au bout ! 😀

L'électricité en France

Chiffres clés à propos de l'électricité en France

electricite produite en france
Parts de la production d'électricité en France - RTE

Voici un constat impressionnant: la France a produit près de 550 TWh d’énergie électrique en 2018 dont un peu plus de 10 % est exporté à l’étranger. Ceci fait de notre pays le dixième exportateur mondial d’électricité. Effectivement, la France possède de nombreuses installations destinées à cette production. Le diagramme montre la part de la production d’électricité en France, énergies renouvelables ou non.

Il faut également savoir que l’énergie électrique représentait en 2015: 25 % des énergies utilisées en France contre 41 % pour le pétrole, 20 % pour le gaz, 10 % pour les énergies renouvelables, thermiques et déchets et enfin  4 % de charbon. Beaucoup d’énergies fossiles sont encore utilisées.

Le nucléaire

La première source d’énergie électrique produite en France est la fission nucléaire qui est souvent pointé du doigt en raison de ses risques de contamination radioactive. Ainsi, elle représente la grande majorité de la production. Quoi qu’il en soit, notre pays compte 58 réacteurs nucléaires répartis dans 19 sites différents. La France importe la majorité de son uranium du Kazakhstan car il en faut plus de 8000 tonnes par an pour la fabrication du combustible des centrales. Les mines françaises ont été exploitées à la fin de la seconde guerre mondiale mais sont aujourd’hui fermées.

Pour information, les nuages blancs qui s’échappent des tours aéroréfrigérantes d’une centrale nucléaire ne sont que des particules d’eau produites par le refroidissement. La véritable pollution est quant à elle invisible, sous forme de radioactivité.

centrale cattenom
Centrale nucléaire de Cattenom en Moselle (57) - EDF

L'hydraulique

barrage serre poncon
Centrale hydraulique de Serre-Ponçon dans les Hautes-Alpes (05) - EDF

En seconde source de production, c’est l’énergie hydraulique qui est quant à elle renouvelable. C’est d’ailleurs la première source d’énergie verte du pays. Bien qu’elle ne représente qu’un peu plus d’un dixième de la production d’électricité, la France possède un grand nombre de barrages avec centrales hydrauliques. Le territoire a déjà presque exploité au maximum les différentes réserves d’eau du pays. La plupart sont situées près des massifs montagneux car la fonte des neiges amène une grande quantité d’eau aux réservoirs.

Le principe est de convertir l’énergie potentielle de l’eau en énergie mécanique puis électrique à l’aide d’un système de turbine et d’alternateur.

L'éolien

Les éoliennes permettent de convertir l’énergie apportée par les vents en énergie électrique. C’est encore une énergie renouvelable qui prend de plus en plus d’importance. Le parc éolien français compte plus de 8000 éoliennes et couvre aujourd’hui 6 % de l’énergie électrique en France.

La production reste très aléatoire car la vitesse des vents varie d’un jour à l’autre. Pour pallier ces problèmes, l’inclinaison des pales des éoliennes peut varier pour s’adapter au vent. L’orientation de l’éolienne se fait aussi de façon à être face au vent. 

Le parc éolien français devrait encore grandir dans les années à venir afin de diminuer progressivement l’utilisation des énergies fossiles.

éoliennes
Champ d'éoliennes - EDF

Le solaire

panneaux solaires
Centrale photovoltaïque - EDF

Les centrales à panneaux solaires ne représentent que 2 % de la production d’électricité en France. En réalité, celles-ci présentent de nombreux inconvénients. Le premier est que la production dépend de l’ensoleillement donc elle doivent se situer dans les régions les plus ensoleillées. Un autre problème est leur rendement faible (entre 6 et 20 %) et que l’installation nécessite un terrain important. Enfin, ces panneaux solaires aux coûts élevés nécessitent beaucoup de maintenance pour assurer leur bon fonctionnement.

L’énergie solaire reste tout de même une énergie à ne pas négliger car elle permet à certaines installations de fonctionner en autonomie en journée. La nuit, la production est malheureusement interrompue.

Les énergies fossiles

La France n’a pas choisi de construire un grand nombre de centrales à charbon: il y en a seulement 5 dans le pays dont 3 appartiennent à EDF. En réalité, le charbon est la ressource la plus polluante en terme de rejet de dioxyde de carbone. Contrairement à la France, d’autres pays utilisent le charbon à grande échelle dans leur production d’électricité comme la Chine, l’Inde ou encore les Etats-Unis. La Chine utilise à elle seule 50 % des ressources de charbon du monde.

Le gouvernement français prévoit pour 2020 de fermer toutes les centrales à charbon du pays afin de diminuer son impact écologie. Cependant, il faudra s’assurer de pouvoir compenser leur production avec nos centrales nucléaires ou en énergies renouvelables d’une manière ou d’une autre.

centrale à charbon
Centrale à charbon - EDF

Pour en savoir plus sur la production de l’énergie électrique, voici un lien complémentaire.

Comment l'électricité est-elle produite ?

La mise en rotation d'une turbine

Les centrales électriques ont presque toutes le point commun d’utiliser une énergie mécanique de rotation pour la convertir en énergie électrique. Ce n’est pas le cas des panneaux solaires qui convertissent directement l’énergie solaire en courant continu. Nous allons parler ici du principe de fonctionnement des centrales utilisant un alternateur.

Pour simplifier le procédé de fabrication, disons qu’il faut premièrement un certain type d’énergie pouvant faire tourner une turbine. Par exemple, l’énergie de l’uranium sert à générer de la vapeur d’eau sous pression qui entraîne une turbine. C’est grossièrement le même principe pour le charbon ou le gaz, cependant le combustible est différent. Il faut également assurer en parallèle le refroidissement de l’eau grâce à des échangeurs de chaleur et de grandes tours de refroidissement.

Pour ce qui est des stations hydrauliques, c’est l’énergie potentielle de l’eau qui permet la rotation des turbines en diminuant sa hauteur. Pour les éoliennes, c’est le même principe avec le vent qui fait tourner son axe central.

L'entraînement de l'alternateur

alternateur centrale nucleaire
Alternateur de la centre de Fessenheim en Alsace - EDF

Maintenant qu’il y a rotation de la turbine, il faut ajouter à cette chaîne une machine appelée alternateur. L’alternateur est en réalité un moteur utilisé en “sens-inverse”. En effet, si on génère une rotation, on peut créer un courant et une tension grâce à un phénomène d’induction électromagnétique. La particularité de ce courant est qu’il est alternatif, c’est-à-dire qu’il varie dans le temps pour passer d’une valeur positive à négative et ainsi de suite.

La fréquence du courant est définie par le nombre de tours effectués par un alternateur à 2 pôles en une seconde. En France, la fréquence du réseau est de 50 Hz. Un alternateur à 2 pôles effectuera 50 tours par second tandis qu’un à 4 pôles en fera 25 pour une même fréquence.

Un alternateur de centrale nucléaire est capable de générer une puissance de 1600 MW. Leur diamètre dépasse de loin le mètre. Bien sûr, il existe des alternateurs de toutes tailles, adaptés au type de centrale.

La distribution de l'électricité en France

Élévation de la tension

Vous savez surement que le courant est transporté dans des lignes haute tension. Pour ce faire, des transformateurs sont placées dans les lieux où il est nécessaire de modifier cette tension. Par exemple, en sortie de centrale électrique, on l’élève à 400 000 V tandis qu’en entrée de ville, cette tension est abaissée à 20 000 V puis 230 V dans nos maisons. L’intérêt de cela est la diminution des pertes par effet Joule. Ce phénomène échauffe les câbles et l’on perd de l’énergie dans la nature. 

Cette puissance Joule se caractérise par la formule P = RI², où R est la résistance du câble et I l’intensité du courant. Vous l’aurez compris, pour diminuer les pertes, il faut diminuer le courant, or la puissance reste la même si l’on modifie cette tension. Cela implique que le courant varie inversement à la tension.

 

transformateur électrique
Transformateur de centrale électrique

La tension est donc élevée lors du transport sur de longues distances pour minimiser les pertes. Elle est ensuite abaissée chez nous à 230 V pour pouvoir être exploitée. En France, les pertes en ligne s’élèvent à 6 % soit 20 TWh par an malgré les transformations effectuées sur la tension. Les pertes par effet Joule sont également dépendantes du métal du câble. Ils sont généralement en cuivre et aluminium car ce sont de bons conducteurs.

Le réseau triphasé

tensions triphasées
Graphique temporel du réseau triphasé

Le transport de l’électricité sur fait par l’intermédiaire d’un réseau triphasé. Sans rentrer dans les détails, il consiste à transporter en même temps trois tensions et courants sinusoïdaux déphasées d’un tiers de période (ou 120°). Voilà pourquoi on peut voir trois câbles de courant sur certaines lignes de transport. 

La sommes de ces trois courants est toujours égale à 0 ce qui fait qu’il n’y a pas besoin de câble de neutre. Ainsi, on utilise 3 câbles pour transporter une puissance 3 fois plus grande qu’en monophasé où 2 câbles sont nécessaires. De plus, les pertes par effet Joule sont plus faible en triphasé.

Le triphasé alimente directement les usines pour leur permettre d’utiliser des machines nécessitant une grande puissance. En effet, le réseau français est un réseau 230/400 V. Ces valeurs représentent la tension simple, entre le neutre et une phase, qui est égale à 230 V ainsi que la tension composée, entre deux phases, qui est de 400 V. On peut donc utiliser une tension ou une autre en fonction du couplage de notre machine (étoile ou triangle).

Pour ce qui est de nos habitations, la plupart sont alimentées en monophasé. On peut d’ailleurs apercevoir un des trois fils de phase et le neutre dans nos prises murales. La tige en métal, elle, est appelée terre. Elle permet d’évacuer le trop plein d’électricité si un appareil présente un défaut d’isolement. C’est une sécurité très importante mais elle n’intervient pas dans le fonctionnement du réseau.

Les acteurs de l'électricité

Il y a en France plusieurs groupes ayants différents rôles dans le marché de l’électricité. Il faut savoir qu’avant 2017, seul EDF produisait de l’électricité. Depuis, le marché est ouvert à la concurrence et de nouveaux groupes sont entrés en jeu comme par exemple Engie, Quadran, Enercop ou Neoen.

Pour ce qui est du transport de l’électricité, c’est RTE (Réseau de transport d’électricité), une filiale d’EDF qui s’en charge. L’entreprise s’occupe de toutes les lignes haute tension supérieures à 50 kV et en garanti la sécurité et le bon fonctionnement. Une autre filiale d’EDF, Enedis (anciennement ERDF) s’occupe de la distribution de l’électricité. Ses missions sont de garantir l’accès à l’électricité à tous, en zone rurale tout comme urbaine, peu importe les moyens mis à disposition. Enedis garanti également la réparation rapide des lignes lors de dégradations dues aux aléa météorologiques.

Pour finir, il reste les entreprises chargées de la vente de l’électricité. Ce sont celles chez qui vous souscrivez à un contrat. Ces entreprises peuvent être celles qui produisent l’électricité comme EDF, Engie et beaucoup d’autres depuis 2017.

Retrouvez une petite vidéo explicative sur tous ces différentes entreprises du marché de l’électricité.

Conclusion

Nous avons vu de façon globale comment l’électricité arrive jusqu’à nous. Tout d’abord elle est produite dans une centrale électrique grâce à un alternateur qui la converti depuis une autre forme d’énergie. Ensuite, elle est acheminée par un réseau triphasé de façon à limiter les pertes par effet Joule. Enfin, elle se retrouve dans nos habitations afin d’être utilisée. Nous avons vu également quels sont les différents groupes et organismes chargés du transport et de la distribution de l’électricité en France.

Il y a énormément de choses que nous pourrions détailler. Nous écrirons d’autres articles par la suite pour vous expliquer en détail ces notions. En attendant, voici une vidéo expliquant la façon dont le triphasé est produit. 🙂

Si cet article vous à plus, n’hésitez pas à laisser un commentaire et à le partager pour nous aider à le faire connaitre ! 😉

Retrouvez nos autres articles sur le thème de l’électricité en cliquant sur ce lien.

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Comment fabriquer son ordinateur soi-même

setup gaming
Setup gaming / bureautique

Fabriquer son ordinateur est une chose très intéressante et enrichissante au niveau informatique. Cela possède de nombreux avantages qui vous seront expliqués dans l’article. En réalité, vous ne le fabriquez pas: vous l’assemblez après avoir acheté les composants un à un.

Si vous n’avez jamais osé vous lancer dans un tel projet par peur de mal faire, sachez que ce n’est pas aussi difficile que cela en a l’air. Il suffit en général de branchements et quelques tours de tournevis. Vous verrez que c’est une activité passionnante et accessible à tous, pour vu que vous soyez motivés à apprendre quelques bases. Dans cet article, vous allez découvrir les points importants à connaitre pour mener à bien ce projet. Nous allons vous présenter la démarche à effectuer en fonction de vos besoins: en particulier si vous souhaitez un ordinateur pour le jeu ou pour l’utilisation de logiciels plutôt lourds. Nous parlerons ici d’ordinateurs fixes et non portables. Bien que le principe soit le même, de nombreux autres éléments devraient être pris en compte dans son cas.

Si vous avez déjà eu l’occasion de réaliser votre propre configuration, faites partager votre expérience dans l’espace commentaire. Cela permettra à chacun de progresser. 🙂

Les avantages de fabriquer son ordinateur soi-même

Monter soi-même son ordinateur a de nombreux avantages. Bien que ce ne soit pas quelque chose à faire à la légère, vous verrez que cela en vaut la peine sur de nombreux points que vous allez découvrir.

Les performances à prix plus faible

Vous conviendrez que le but d’un ordinateur est d’effectuer des calculs rapides, peu importe l’utilisation que vous en faite. Rien n’est plus énervant que d’avoir payé son ordinateur à un prix élevé pour que celui-ci mette une plombe à répondre. Sachez que les ordinateurs que vous achetez en grande surface ou en kit reviennent presque toujours plus cher que ceux que vous assemblez par vos propres soins (à puissance égale). Pourquoi ? 

Il y a plusieurs raisons à cela. Premièrement car vous n’achetez que les composants que vous souhaitez. Vous pouvez choisir de ne pas acheter de lecteur de disque par exemple: peu utilisés de nos jours. Il est également possible de choisir la taille de votre disque dur. Fini l’espace de stockage trop volumineux inutile pour certains. Une deuxième raison est que vous évitez le prix du marketing utilisé pour vous vendre l’ensemble. En effet, acheter les composants de l’ordinateur séparément est plus économique que d’acheter la configuration déjà faite par les soins de l’entreprise.

Avoir un ordinateur répondant à ses besoins

Comme abordé précédemment, le second avantage est de pouvoir personnaliser entièrement votre ordinateur. Effectivement, vous pourrez décider de la puissance de votre machine, de sa capacité de stockage, de sa mémoire vive, de son mode de refroidissement, de son système d’exploitation et bien d’autres. Le fait de choisir sa configuration de façon optimisée la démarquera des ordinateurs de grande surface. Ceux-ci sont pensés pour être polyvalents et sont donc moins bons dans tous les domaines !

Fabriquer son ordinateur permet de l'améliorer au fil du temps

Le fait de monter soi-même son ordinateur permet de remplacer ses composants un par un au fur et a mesure. Un ordinateur vendu dans le commerce peut devenir obsolète ou fonctionner moins bien en seulement 2 ou 3 ans. En effet, avec les nouveaux logiciels plus gourmands en ressources, il peut vite perdre le fil et vous aurez sans doute envie de passer aux générations supérieures de processeurs et cartes graphiques. Changer un seul composant de temps en temps vous fera faire quelques économies plutôt que racheter un ordinateur neuf. De la même façon, personnes n’est à l’abri d’une panne. Si cela vous arrive, vous serez en mesure d’identifier l’origine du problème et y remédier sans envoyer la machine au recyclage.

Les composants nécessaires pour fabriquer son ordinateur

Nous avons fait le tour des principaux avantages. Passons désormais à l’énumérations des principaux composants qu’un ordinateur à besoin pour fonctionner.

Le processeur (CPU)

processeur
Processeur Intel

En anglais, Central Processing Unit: c’est le “cerveau” de votre machine. Le processeur est présent dans presque tout appareil électronique, son rôle est de générer une fréquence atteignant les 3 GHz grâce à son horloge (3 milliards de battements par seconde). Il est composé de dizaines de milliards de transistors gravés dans du silicium pur à 99,9999%. Ce sont des semi-conducteurs assemblés entre eux afin de générer des informations logiques dans le langage binaire

Le composant se présente sous la forme d’une petite carte carrée de 4 cm de côté. Il faut faire attention en le manipulant car la moindre poussière pourrait causer des problèmes de fonctionnement. Les processeurs sont fabriqués dans des salles blanches où le nombre de particules de poussière au mètre cube est quasi nul. Voici une vidéo très intéressante qui montre les étapes de leur fabrication. Vous verrez qu’il s’agit d’un processus complexe qui peut expliquer leur prix élevé.

Les deux géants du processeur sont Intel Corporation et son concurent principal, Advenced Micro Devices (AMD). Bien que Intel possède la majeure partie du marché, c’est aussi l’entreprise qui ne cesse de d’améliorer sa gamme de processeurs. Alors que nous arrivons aux limite physiques de la puissance des processeurs (Loi de Moore), nous en sommes à la 9ème génération chez Intel avec des processeurs de 8 coeurs atteignant 3,6 GHz. Bien entendu, il est possible de trouver des processeurs de milieu de gamme très performants pour un prix bien moins important que ce dernier.

La carte graphique (GPU)

Une carte graphique (Graphics Processing Unit) sert à générer l’image qui s’affiche sur votre écran. C’est un composant également très sophistiqué et parfois coûteux. En effet, elle requiert une bonne performance dans les domaines du jeu vidéo et du rendu d’images 3D. C’est pourquoi vous devrez la choisir en fonction de ce que vous voudrez faire avec votre ordinateur. Une utilisation de logiciels de conception assistée par ordinateur ou encore de montages et effets vidéo peut nécessiter de générer des rendus importants. Si vous voulez utiliser votre ordinateur dans le domaine du gaming, votre expérience de jeu ne doit pas être gâchée. Voilà une bonne raison de choisir avec attention sa carte graphique.

carte graphique
Carte graphique Gygabyte

La plupart des modèles de cartes graphiques sont dotés de 2 voire 3 ventilateurs dont le but est de refroidir le composant. Effectivement, celui-ci à tendance à beaucoup chauffer tout comme le processeur. Un autre point important est de regarder ses dimensions avant de l’acheter. Il faut être sûr que votre carte graphique puisse entrer dans le boîtier de votre unité centrale. Dans le cas contraire, vous seriez obligé d’en acheter un plus volumineux.

La carte mère

carte mere asus
Carte mère Asus

Il est impossible d’imaginer un ordinateur sans sa carte mère. Elle se présente sous la forme d’une planche de circuits imprimés sur laquelle son fixés de nombreuses ports de branchement. En effet, c’est ce composant qui fait office de lien entre tous ceux de votre ordinateur. Vous pouvez remarquer en son centre l’espace destiné à accueillir la processeur, protégé avec une armature métallique. La carte mère contient également les ports de branchements de vos périphériques (audio, vidéo, USB, …). Vous pourrez ainsi brancher votre souris d’ordinateur directement dessus. La carte mère contient bien d’autres branchements qu’il serait long d’expliquer. Renseignez vous toujours sur les différents ports et leur nombre avant de l’acheter. N’hésitez pas à consulter les différents avis sur les forums et demander conseil. Cela vous évitera les mauvaises surprises.

Encore une chose: vous pourrez démarrer votre ordinateur directement sur la carte mère. Il s’y trouve en général un petit bouton power. Cela peut être très pratique pour tester si votre montage fonctionne correctement.

La mémoire vive

Les barrettes de RAM (Random Acces Memory) permettent de stocker des informations sur le court terme pour y avoir accès rapidement. Ces informations sont appelées mémoire vive ou RAM . C’est une mémoire dite volatile: les données sont perdues lorsqu’il n’y a plus d’alimentation en électricité. Il ne faut pas la confondre avec la mémoire morte, non volatile, dont nous parlerons un peu plus loin dans l’article.

 La RAM est donc faite pour envoyer rapidement ses données au processeur. Il en existe différents types dont l’appellation varie avec la façon dont elles sont enregistrées.

Les barrettes sont placées dans des fentes directement sur la carte mère et fonctionnent par paire. Si vous souhaitez installer 16 Go de mémoire vive, il vous faudra 2 barrettes de 8 Go ou 4 barrettes de 4 Go par exemple. Vous devrez aussi faire attention à bien les positionner sur la carte mère. En général les paires sont alternées dans les fentes.

Enfin, à propos de leur capacité, il vous faudra généralement 16 Go de RAM pour faire fonctionner confortablement beaucoup de logiciels et jeux gourmands en ressources. C’est encore une fois un composant à ne pas négliger. Il faut toujours vérifier les configurations requises pour les logiciels que l’on souhaite utiliser avant de fabriquer son ordinateur. 

barrettes de ram
Barrettes de RAM

Le disque dur et SSD

disque dur seagate
Disque dur Seagate

Voilà notre deuxième type de mémoire: la mémoire morte ou ROM (Read-Only Memory). Celle-ci est stockée par le disque dur de l’ordinateur. Cette mémoire là ne s’efface pas lorsque l’on éteint la machine. En effet, il est constituée de disques en aluminium paramagnétiques tournant autour d’un axe. Les données sont stockées sous forme binaire grâce au champ magnétique généré par les électroaimants du composant. Tout comme la mémoire RAM, il en existe plusieurs types en fonction de leurs particularités telles que la façon dont les données sont effacées. 

Il existe aussi un type de composant, possédant la rapidité de la RAM, appelé SSD pour Solid-State Drive. Ce type de stockage est beaucoup plus cher mais plus résistant que les disques mécaniques. Ils peuvent être utilisés pour stocker le système d’exploitation de l’ordinateur.

Pour bien choisir son composant de stockage de masse, il faut penser à la quantité de données que l’on voudra stocker. Si vous êtes une personne qui télécharge beaucoup, il vous faudra un grand espace de stockage. Il est tout à fait possible de posséder plusieurs disques afin de sécuriser vos données en cas de problème avec un.

 

Le bloc d'alimentation

Votre ordinateur aura besoin d’énergie électrique pour fonctionner. Cependant, les prises électriques de votre habitation délivrent un courant alternatif de 50 Hz ayant une tension de 230 V, ce qui n’est pas vraiment compatible avec votre machine. De plus, il faudra amener le courant sur plusieurs composants à la fois. Pour pallier cela, on utilise un bloc d’alimentation composé entre autres d’un transformateur et d’un redresseur pour générer plusieurs basses tensions continues de 5 et 12 V. Ainsi votre ordinateur ne risque pas de griller.

Il existe des alimentations modulaires qui permettent de brancher seulement les câbles utiles car ils sont détachables. Elle sont plus pratiques et prendrons moins de place dans le boitier quand on veut fabriquer son ordinateur soi-même.

alimentation ordinateur
Bloc d'alimentation Corsair

Le radiateur et les ventilateurs

ventilateur radiateur
Ventirad Cooler Master

Un ordinateur consomme une grande puissance qui malheureusement se dissipe en chaleur avec l’effet Joule. En plus, une surchauffe de l’ordinateur peut entraîner de sérieux dommages à votre machine. Voilà pourquoi tout ordinateur doit avoir un système de refroidissement. Le composant qui à le plus tendance à chauffer est le processeur. Pour le refroidir, on utilise un ventilateur-radiateur ou ventirad

Le radiateur est fait de cuivre ou d’aluminium car ce sont de bons conducteurs thermiques. Il est fixé sur le processeur avec de la pâte thermique entre les deux surfaces. Le but est le chasser l’air entre les deux composants car il est isolant, or nous voulons que le radiateur capture un maximum de chaleur du processeur pour le refroidir. Les plaques du radiateur permettent ensuite de dissiper un maximum de chaleur hors de l’ordinateur grâce au flux d’air généré par le ventilateur. Voilà tout son fonctionnement !

Il existe encore d’autres systèmes de refroidissement comme le refroidissement à eau ou wattercooling. Dans ce cas, on fixe un échangeur de chaleur à eau sur le processeur. Cette méthode bien que plus complexe à mettre en place et plus coûteuse se révèle plus efficace pour le refroidissement.

Le boitier

Pour finir cette liste, il vous faudra bien évidemment un joli boitier pour votre ordinateur. En réalité, il est tout à fait possible de faire fonctionner sa machine sans celui-ci, mais ce serait la chose la moins pratique du monde ! Le boitier sert non seulement de support à tous vos composants mais il permet aussi de les protéger de la poussière extérieure. De plus, ils peuvent être pourvus d’un ou plusieurs ventilateurs muraux pour évacuer l’air chaud hors de l’ordinateur.

Choisir son boitier est souvent une étape très sympathique lorsque l’on veut fabriquer son ordinateur. C’est comme la carrosserie d’une voiture: on veut une esthétique soignée !  Beaucoup possèdent une vitre latérale permettant de savoir si tout se passe bien à l’intérieur ou si il y a présence de poussière. Dans ce cas, il existe des bombes d’air sec pour s’en débarrasser. D’autres ont des LED de couleurs et ont divers accessoires comme des écrans qui affichent la température ou la vitesse de rotation des ventilateurs. 

Un dernier critère est la taille du boitier, il faut toujours s’assurer que tous les composants entrent dedans. De plus, il doit être aéré le plus possible pour que l’air circule bien. Un boitier n’est jamais trop grand, il ne peut être que trop petit ! Vérifiez aussi les espaces où dépasseront la carte mère et la carte graphique. Il faut être sur qu’ils seront au bons endroits lors du montage.

boitier ordinateur
Boitier Cooler Master

Petite précision

Les composants présentés sont les plus importants lorsque l’on doit fabriquer son ordinateur. Il en existe d’autres tels que le lecteur de disque mais de moins en moins de personnes l’utilise.

Il vous faudra également faire l’acquisition d’un écran et périphériques permettant l’utilisation de votre machine. Cela ne devrait pas vous poser trop de problèmes. Il existe beaucoup de conseils sur le web. 🙂

Les étapes à suivre pour fabriquer son ordinateur

Vous connaissez à présent les composants dont vous avez besoin pour fabriquer votre ordinateur. Il vous reste à les assembler ensemble de façon méthodique. Le montage peut prendre plusieurs heures lorsque l’on n’a pas l’habitude et c’est tout à fait normal. Prévoyez de faire cette activité lorsque vous avez du temps devant vous afin de faire les choses correctement. C’est ce que vous voulez n’est-ce-pas ? 😉 

Le détail des étapes

Etape 1

Premièrement, prévoyez un espace assez grand et de quoi vous asseoir confortablement. Vous verrez que cela requiert un minimum de minutie. Le seul outil indispensable dont vous aurez besoin sera un tournevis cruciforme. Commencez donc par sortir la carte mère de son emballage pour la poser à plat sur la table. Attention, si vous avez acheté le composant d’occasion, ne le posez pas sur l’emballage plastique car cela peut créer des court-circuits internes. Vous pouvez repérer les différents ports pour chaque composant avec le manuel: cela vous servira plus tard. Gardez de côté la plaque métallique pour les ports arrière ainsi que les différents autres accessoires fournis. Ils pourront vous servir par la suite.

Etape 2

Vous devez maintenant ouvrir l’emplacement du processeur sur la carte mère. Cela dépend du modèle mais en général, il faut faire basculer un petit levier en métal sur le côté. Sortez le processeur de son emballage en le tenant par les côtés avec vos doigts. Il faut faire très attention de ne pas toucher les petites pattes car elles sont très fragiles. En effet, c’est le composant à manipuler avec le plus de précaution. Pour savoir dans quel sens le positionner, vous devez repérer le petit triangle dans le coin du processeur qui se place au niveau de la marque sur la carte mère. Une fois le sens repéré, il faut le poser délicatement à son emplacement et le laisser s’insérer seul sans forcer. Ensuite, une fois le processeur bien à sa place, il faut refermer le système de blocage, toujours sans forcer.

Etape 3

Il est tant d’assembler votre système de refroidissement au dessus du processeur. Il peut s’agir d’un radiateur ou d’un bloc de refroidissement watercooling. Normalement, un ventirad en vendu avec le processeur mais celui-ci est assez peu performant. Nous vous recommandons d’en acheter un plus gros, plus performant et silencieux. En général, le prix reste correcte pour les avantages que celui-ci offre. Il faut donc que vous ajoutiez de la pâte thermique (la taille d’un grain de riz) sans l’étaler en plein milieu du processeur et que vous placiez le ventirad dans le bon sens. Il se peut que votre système ait déjà de la pâte thermique. Dans ce cas, n’en ajoutez pas plus: une trop grande quantité pourrait donner un effet indésirable.

Etape 4

Pour cette étape, vous devez déballer vos barrettes de RAM car nous allons les emboîter directement sur la carte mère. C’est une étape très facile à condition de bien lire l’inscription à côté des fentes pour savoir où placer les premières. En effet, vous verrez que les barrettes de la même paire se placent dans une fente sur deux. Vous aurez logiquement soit 2, soit 4 barrettes, en fonction de votre configuration. Il faut que vous repériez les 4 longues fentes parallèles et que vous pressiez le petit bouton de plastique situé au bout. Une fois la fente ouverte, repérez l’encoche dans la barrette et faites la correspondre à celle de la fente. Grâce à cela, impossible de les monter à l’envers. Insérez la RAM d’abord du côté gauche puis exercez une légère pression à droite. Vérifier aussi que le bouton revienne dans sa position initiale et le tour est joué !

Etape 5

Munissez vous de votre gros boitier, enlevez la paroi latérale gauche et couchez le sur le côté pour faciliter la suite. Nous allons le préparer à recevoir la carte mère pour la prochaine étape. Pour cela, reprenez la plaque en métal faite pour les ports à l’arrière de l’ordinateur et placez là dans l’espace du boitier prévu à cet effet. Il suffit de la clipser pour qu’elle tienne. Enfin, il faudra enlever certaines lames du boitier où la carte graphique dépassera à l’arrière de l’ordinateur. Si vous ne savez pas encore lesquelles détacher, attendez l’étape où nous installerons le GPU. Sur certains boitiers, les lames se dévissent simplement alors que sur les bas de gamme, il faut les plier plusieurs fois pour les casser. Ne vous inquiétez pas, cela est fait exprès. Il faudra cependant être sûr de l’endroit car vous ne pourrez plus les remettre après.

Etape 6

Nous allons désormais fixer l’ensemble carte mère au fond de votre boitier (paroi de droite de l’ordinateur généralement). Pour ce faire, sortez les petites entretoises fournies qui permettront de laisser un espace avec le boitier. Vous devez les visser sur la paroi du boitier dans les trous prévus en vérifiant qu’ils correspondent bien à ceux dans la carte mère. Chose faite, placez la par dessus et vissez l’ensemble. Normalement vous devriez commencer à voir quelles lames enlever pour placer la carte graphique. C’est d’ailleurs la prochaine étape !

Etape 7

Enfin ! Vous allez pouvoir la tenir dans les mains. Votre belle carte graphique s’insère dans la carte mère de la même façon que pour la RAM. Repérez son port PCI et placez la dans le bon sens, perpendiculaire à la carte mère avec les ventilateurs vers le bas. Pour renforcer la structure, vous devez la fixer à l’arrière de la façon prévue par le boitier. Cela varie d’un boitier à l’autre, mais c’est en générale que quelques vis à mettre. Enfin assurez vous que l’ensemble est bien fixé et que rien ne bouge: c’est très important. A cette étape, la carte mère ainsi que la carte graphique doivent impérativement être alignées avec les ouvertures à l’arrière de l’ordinateur. Si c’est le cas, passez à l’étape suivante !

Etape 8

Vous avez surement remarqué que le boitier contient un paquet de câbles différents. En fait, ils correspondent aux ports de la façade de l’ordinateur. Vous y retrouverez entre autres les câbles USB, USB 3, audio et quelques autres. Pour ne pas vous tromper, regarder les manuels de votre boitier ainsi que de votre carte mère. Vous pouvez aussi regarder des tutoriels vidéo sur YouTube correspondant aux modèles de vos composants. Ce sera bien plus facile pour vous et vous y arriverez sans soucis. Pour vous aider, comptez également le nombre de pins de vos câbles car ils vous aideront à trouver les bons branchement. Enfin, si jamais vous vous trompez dans un branchement, il sera possible de vous en rendre compte en testant les ports à la fin. Vous pourrez ainsi corriger votre erreur sans soucis.

Etape 9

Ce n’est pas terminé, il vous faut encore installer votre bloc d’alimentation qui permettra de donner vie à vos composants. Vous pouvez remettre debout l’ordinateur puisque ce que vous avez déjà monté doit être parfaitement fixé. Il sera plus simple d’installer votre alimentation tout en bas à l’arrière du boitier. Il faut que le ventilateur se situe vers le bas de l’ordinateur et qu’il soit bien dégagé. Votre boitier possédera surement un filtre à poussière. Fixez la avec les vis mises à disposition. Ensuite, vous devrez raccorder les composants un à un comme à l’étape précédente. Pensez à alimenter: 

  • La carte mère : Le branchement se fait avec le plus gros câble dont le bout est séparé en deux. Vous devez maintenir les deux parties ensemble lorsque vous les brancherez.
  • Le processeur : Les câbles doivent contenir l’inscription CPU et les ports se situent près du processeur sur la carte mère. Il y a encore une fois deux bouts de 4 pins disposés en carré.
  • La carte graphique : Il se peut que vous ayez à la brancher au bloc d’alimentation selon votre configuration. Parfois l’alimentation se fait directement par la carte mère.

N’oubliez pas aussi de connecter tous les ventilateurs du boitier à la carte mère. Vous devriez trouver les branchements grâce aux inscriptions FAN.

Etape 10

Si vous avez bien suivi ce guide pour fabriquer son ordinateur, vous avez sans doute remarqué qu’il ne vous reste plus qu’un seul composant à installer ! En effet, votre espace de stockage des données se situe en bas à l’avant du boitier. Vous devriez remarquer différents tiroirs pouvant accueillir le ou les disques durs et SSD. Il faut pour cela les fixer avec le matériel fourni puis les raccorder comme les autres composants à la carte mère via les câbles SATA. De plus, il faudra les alimenter avec les câbles restant de l’alimentation. Le SSD étant plus petit qu’un disque classique, vous aurez besoins d’éléments d’adaptation au format du rack de stockage.

Etape 11

Votre ordinateur est prêt ! Il ne reste qu’un petit détail à améliorer: l’aération du boitier. Votre ordinateur doit être le plus froid possible et pour cela il faut un bon flux d’air à l’intérieur. Le flux d’air peut être diminué par les différents câbles à l’intérieur. Votre boitier est donc muni d’un double fond permettant de dissimuler tous les câbles: c’est ce qu’on appelle le cable management. Cette étape peut être effectuée après l’étape suivante si vous n’êtes pas sur de vos branchements précédents. 

Etape 12

Il est tant de tester si votre ordinateur fonctionne. Allumez l’alimentation, pressez le bouton de démarrage et vérifiez si tous les composants s’allument. Les ventilateurs doivent tous tourner et générer un flux d’air à travers le boitier. Si tout vous semble correcte vous avez presque terminé !

Etape 13

Ça y est, vous avez appris comment faire pour fabriquer son ordinateur. Il ne vous reste plus qu’à installer votre système d’exploitation. Vous avez les choix en fonction de vos préférences. Pour information Windows est utilisé par 90 % des ordinateurs, MacOS 8 % et Linux 2 %. Chacun possède ses avantages et inconvénients. Linux par exemple est gratuit à la différence des deux autres et est insensible aux virus. Vous trouverez beaucoup de logiciels gratuits mais d’autres ne seront pas compatibles. C’est à vous de peser le pour et le contre.

Liste récapitulative des étapes pour fabriquer son ordinateur

  1. Sortir la carte mère de son emballage et la poser à plat sur la table. 
  2. Positionner le processeur délicatement dans son emplacement dédié sur la carte mère. Attention au sens !
  3. Fixer le ventirad au dessus du processeur en y ajoutant de la pâte thermique si besoin. Le brancher sur la carte mère. (Ou système de watercooling)
  4.  Placer les barrettes de RAM dans leurs fentes respectives.
  5.  Ouvrir et coucher le boitier pour y placer la plaque métallique des ports arrières, fournie avec la carte mère. Enlever les zones du boitier où passera la carte graphique.
  6.  Fixer la carte mère sur les entretoises contre la paroi du boitier.
  7. Placer la carte graphique sur son port PCI de la carte mère. La fixer à l’aide des vis contre la plaque arrière du boitier.
  8. Connecter les différents câbles du boitier à leurs emplacements sur la carte mère en s’aidant de son manuel.
  9. Fixer le bloc d’alimentation en bas du boitier et connecter les composants (carte mère, carte graphique, processeur, ventilateurs, etc)
  10. Installer le disque dur (et SSD) dans les racks à l’avant du boitier. Connecter les câbles SATA d’alimentation et de la carte mère.
  11. Organiser l’intérieur du boitier en faisant passer les câbles à l’arrière. Cela permet une meilleure aération.
  12. Tester le démarrage de l’ordinateur. Vérifier que tous les composants fonctionnent.
  13. Installer le système d’exploitation de votre choix (Windows, MacOS, Linux).
  14. Profiter de son nouvel ordinateur ! 🙂

Conclusion

Vous voilà fier d’avoir accompli avec succès votre projet de montage d’ordinateur. Maintenant vous savez comment il fonctionne et avez progressé dans ce domaine ! Vous pouvez désormais expliquer à votre entourage comment faire pour fabriquer son ordinateur. 

Si malgré ces explications vous avez encore quelques difficultés, regardez des vidéos sur internet ou demandez de l’aide sur les forums spécialisés. En attendant, vous pouvez regarder celle-ci pour comprendre visuellement la démarche à suivre. Les étapes sont parfois faites dans un ordre différent car il y a plusieurs façons de monter son ordinateur !

Si vous avez aimé cet article ou qu’il vous a été utile, n’hésitez pas à le partager pour permettre à d’autres de se lancer dans un tel projet ! 

Bonne chance à vous si vous avez osé le pas !

Retrouvez notre article sur les ordinateurs quantiques pour en savoir plus sur l’avenir de l’informatique. 🙂

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L’ordinateur quantique, qu’est ce que c’est ?

ordinateur quantique d wave 2000 q
Ordinateur quantique D-Wave 2000Q

Avez-vous déjà entendu parlé de l’ordinateur quantique 2000Q ? Quoi qu’il en soit, c’est un ordinateur sorti en janvier 2017 dont le prix est de 15 millions de dollars. Autant vous dire que pour l’instant, c’est le monde scientifique qui en a l’utilité car il n’est pas commercialisé. Cet ordinateur a été fabriqué par la société D-Wave Systems qui est la toute première dans le domaine. Bien que tout cela semble futuriste, l’entreprise déjà âgée de 20 ans a fabriqué plusieurs types d’ordinateurs quantiques des années 2010 à aujourd’hui. Même si nous commençons à savoir faire fonctionner ces ordinateurs, il reste de nombreux mystères quant à leur principe très spéciale, même chez les plus grands scientifiques. 

Mais au fait, qu’est ce que c’est et comment ça marche ?

Pourquoi parle-t-on d'ordinateur quantique ?

Un peu de mécanique quantique

La mécanique quantique est un modèle théorique permettent d’expliquer ce qui se passe à l’échelle des atomes et autres petites particules. A notre échelle, il existe la mécanique classique de Newton. Celle-ci décrit les objets comme ayant une masse, une vitesse ainsi qu’une position pouvant toutes être déterminées, ce qui n’est pas toujours le cas au niveau microscopique. L’étude de la mécanique quantique ne date que du début du XXe siècle et il est difficile de la comparer à l’ancien modèle mécanique. En fait, il semble qu’il y ait une rupture des règles qui régissent les deux échelles. Peut-être aussi que le lien entre les deux dépasse notre imagination et que nous devons nous contenter d’analogies avec ce que nous connaissons.

Il existe une multitude de phénomènes dans la mécanique quantique qu’il serait long d’expliquer dans cet article. Vous pouvez tout de même retenir que son nom vient du fait qu’il existe une quantification de niveaux d’énergie, au sein des atomes. Celle-ci ne peut prendre que certaines valeurs, d’où son nom de quantique. Cette quantification se retrouve également au niveau de la masse et de la quantité de mouvement.

Un autre aspect est celui des probabilités. Les électrons se déplaçant autour du noyaux d’un atome sont décrits comme se situant à plusieurs endroits à la fois. On peut ainsi se représenter des zones où la probabilité qu’il s’y trouve varie.

Dualité onde corpuscule

La dualité onde-corpuscule décrit la matière à cette échelle comme à la fois une onde ET une particule. Cette bizarrerie a été mise en évidence par Thomas Young avec sa célèbre expérience dite des fentes de Young. Elle est considérée par certains comme une des plus incroyables expériences de l’histoire.

dualité onde corpuscule
© J.-C BENOIST/LICENCE CREATIVE COMMONS CC BY 2.5

On peut se représenter la dualité onde corpuscule comme la double projection d’un cylindre de part son ombre. D’un côté l’ombre est un disque et de l’autre c’est un carré. Mais en réalité, le cylindre n’est ni un disque, ni un carré. 

Ainsi, dans cette analogie, la véritable identité de la matière serait le cylindre. Cependant, nous se serions capable de ne voir que ses ombres de deux façon différentes. Bien qu’elles ne soient pas, elle proviennent de la même structure.

Voici 2 liens qui vous mèneront vers des vidéos de vulgarisation scientifique expliquant un peu plus les concepts de base de la mécanique quantique. 🙂

A quoi servent les ordinateur quantique ?

La révolution du calcul

On entend souvent dire que l’ordinateur quantique serait en mesure d’exploser les ordinateurs classique en terme de rapidité. En réalité, il n’existe encore que très peu de problèmes résolus plus facilement avec celui-ci. Ceci est dû au fait que l’ordinateur quantique réalise le travail d’un grand nombre d’ordinateurs classiques à la fois, mais qu’il ne puisse sortir qu’un seul résultat. En effet, un qubit peut se trouver dans un grand nombre d’états mais il n’est possible d’en connaitre qu’un seul: c’est le phénomène de la réduction du paquet d’onde.

Il sera préférable d’utiliser un ordinateur classique à un ordinateur quantique pour réaliser de multiples tâches. L’ordinateur quantique sera donc moins polyvalent que ceux d’aujourd’hui. Ce dernier sera plus performant avec des algorithmes spéciaux. Les scientifiques espèrent résoudre des problèmes de factorisation de grands nombres en nombres premiers par exemple. D’autres problèmes mathématiques faisant intervenir des notions exponentiels pourront être résolus plus rapidement.

Les limites de la loi de Moore

Les ordinateurs classiques n’ont cessé d’augmenter leurs performances depuis leur invention. A leur début, c’était de gigantesques salles remplies d’électronique dont les performances étaient inférieures aux calculettes modernes. Aujourd’hui, les processeurs des superordinateurs sont dotés de toujours plus de transistors: de quelques milliers dans les années 70 à des dizaines de milliards aujourd’hui. 

Gordon Moore, cofondateur de Intel Corporation, avait estimé que le nombre de transistors pouvant tenir sur une surface donnée doublerait tous les 18 mois. Ils deviendraient par ailleurs deux fois moins cher au bout d’une même durée. Cela se confirme avec ce graphique semi-logarithmique.

graphique loi de moore
Loi de Moore - futuribles.com

D’un autre côté, ces améliorations ont des limites. Il est techniquement impossible de doubler le nombre de transistors infiniment. Aujourd’hui, on semble atteindre une limite ou chaque transistor gravé dans le silicium est de l’ordre de grandeur d’un atome. Au delà, il ne sera plus possible d’optimiser leur taille pour accroître les performances de la machine, à moins d’utiliser une nouvelle technologie. Voilà ce qui nous mène sur la voie de ces nouveaux ordinateurs qui feront avancer les connaissances quantiques de l’humanité.

De nouvelles possibilités

Un grand nombre d’applications à ces ordinateurs quantiques pourraient apparaître d’ici quelques années. Bien qu’il reste un grand chemin au niveau de son développement, cette technologie pourrait faire fonctionner des algorithmes permettant la mise au point de nouveaux médicaments et moléculesDe nombreux problèmes au sujet de la mécanique quantique pourraient aussi être élucidés. En tout cas, Le mieux que nous puissions faire est de rester optimistes ! 😉

Enfin… Il reste un sujet important à aborder sur ce sujet. La sécurité informatique risque de se retrouver menacée, en particulier à cause de cette puissance de calcul. Les ordinateurs quantiques pourraient être en mesure de casser les algorithmes de chiffrement RSA par exemple. Il sera donc nécessaire d’en concevoir de nouveaux, plus puissants, pour contrecarrer ces mauvais points.

Un ordinateur quantique commercialisé

ordinateur quantique ibm
IBM Q System One

Alors que les grandes entreprises développent leurs modèles d’ordinateurs quantiques, IBM à dévoilé le sien en janvier 2019. IBM Q System One est un ordinateur quantique de 20 qubits tenant dans un grand cube de verre de 2,74 m de côté. La machine doit être maintenue à une température avoisinant le zéro absolu, soit -273,15 °C. Vous pouvez donc imaginer la quantité d’énergie que celui-ci a besoin pour fonctionner. Il doit également être isolé de la moindre vibration car les qubits ne doivent recevoir aucune perturbation pour ne pas se figer dans un certain état.

Avec l’ordinateur quantique, il est fort probable que nous rencontrions une nouvelle révolution informatique et quantique. Tout comme les débuts de l’informatique ont révolutionné le monde, les recherches autour de ce sujet permettront d’en apprendre davantage autour de la mécanique quantiques. On s’attend à découvrir au fur de leur développement des versions réduites de ces ordinateurs. Le calcul quantique atteindra-t-il un jour nos smartphones et autres objets connectés du quotidien ? Ces progrès pourraient également êtres bénéfiques à la voiture autonome dont les algorithmes nécessitent une puissance de calcul élevée.

Retrouver notre article sur Tesla pour en savoir plus sur les véhicules électriques et autonomes.

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Tesla, véhicules électriques et autonomes

Tesla Inc

Présentation de Tesla

La société Tesla (anciennement Tesla Motors), fondée en 2003 par Martin Eberhard et Marc Tarpenning est un grand constructeur américain d’automobiles électriques. Située dans la Silicon Valley, l’entreprise est dirigée par Elon Musk depuis 2018 qui est aussi son principal actionnaire. Ces dernière années, Tesla a beaucoup innové en matière de technologie notamment dans les performances de batteries et chargeurs. Cela fut un point important à améliorer étant donné que la voiture électrique est souvent pointée du doigt en raison de son autonomie bien inférieure aux véhicules thermiques.

Tesla est encrée dans une philosophie d’innovation. Les brevets de l’entreprise sont ainsi devenus libres après qu’Elon Musk les ait rendu publiques en 2014. Selon lui, une entreprise ne doit pas se contenter de ce qu’elle a acquit mais doit sans cesse se renouveler. Ces propos se révèlent exactes étant donné que l’entreprise ne cesse d’annoncer des nouveautés chaque année. De plus, Tesla ne cesse de battre des records en terme de vitesse et autonomie de ses véhicules. Mais jusqu’où iront ces améliorations ?

La gamme de Tesla

Roadster I

Tesla - Roadster I

La Roadster fut la première voiture conçue par Tesla Motors, de 2008 à 2012. Elle a été développée sur les bases du châssis de la Lotus Elise. Ainsi, c’est une voiture électrique dont la batterie au lithium-ion possède une autonomie d’environ 370 km et se recharge en 5 heures. 

Pour la petite anecdote, la Tesla Roadster personnelle d’Elon Musk a été envoyé en orbite héliocentrique lors du premier vol du Falcon Heavy de SpaceX en février 2018. Bien entendu ce fut une opération publicitaire destinée à accroître la popularité de Tesla alors en difficultés financières.

Roadster II

C’est en 2021 que Tesla prévoit de sortir ce modèle évolué de la Roadster. L’entreprise à annoncé des performances dépassant toutes attentes. Dotée de 3 moteurs électriques, elle serait capable d’atteindre les 60 miles par heures (soit environ 97 kilomètres par heure) en 1,9 secondes seulement ! De plus son autonomie avoisinerait les 1000 km. C’est bien plus que les voitures actuelles. En revanche pour se l’offrir, il faudra débourser pas moins de 200 000 $ pour le modèle de base. En option, la voiture possédera un système de pompe et de réservoirs d’air froid sous pression afin de générer une poussée additionnelle.

Tesla - Roasdster II

Model S

Tesla - Modèle S

La Model S est une berline familiale produite de 2012 à 2016 pour la phase I et depuis 2016 pour la phase II. Son premier nom en temps que prototype était WhiteStar et fut présentée au salon de Francfort sous un joli coloris blanc. Les courbes de la voitures ont été dessinées par Franz von Holzhausen, un ancien designer de chez Mazda. Plus de 200 000 exemplaires de la Model S ont été vendues à travers le monde avec un prix moyen d’environ 100 000 €. Pour finir, la voiture a obtenu une note de 5 étoiles sur 5 par l’Euro NCAP en terme de sécurité.

Model 3

En 2017, Tesla commence à commercialiser la fameuse Model 3. D’abord connue sous le nom de BlueStar, la voiture devait initialement s’appeler Model E. Cependant, le constructeur automobile Ford avait déjà déposer les droits sur ce nom pour une voiture électrique alors en développement. 

La berline se voit également un peu plus accessible que la Model S avec son prix moyen qui atteint environ 60 000  tout de même. Elle obtient également la meilleure note au crash test de l’Euro NCAP. Cela fait d’elle une des voitures les plus sécurisées du monde.

Tesla - Modèle 3

Model X

Tesla - Modèle X

Nous rentrons dans la gamme SUV familiale de Tesla avec la Model X, commercialisée depuis 2015. C’est le plus puissant des SUV électriques avec sa puissance maximale atteignant les 762 ch. A l’intérieur, on y retrouve 7 places. Pour accéder facilement à celles de l’arrière, la voiture possède 2 portes papillons en plus de celles à l’avant qui restent classiques. On y retrouve aussi un tas d’options comme un purificateur d’air intérieur permettant d’aseptiser l’habitacle. Pour acquérir ce modèle, il faudra cependant dépenser une somme légèrement supérieure à celle de la Model S.

Model Y

Le très attendu Model Y arrivera en 2021. Elle sera basée sur les caractéristiques de la Model 3. En effet, les deux voitures ont un aspect visuel assez proche notamment au niveau de la partie avant de la carrosserie. Vous pourrez profiter en option de 7 places tout comme la Model X, et cela pour un prix de départ à 39 000 $ jusque 60 000 $ si vous opter pour la version Performance

Pour ce qui est de l’autonomie, la voiture reste dans la norme des 500 km. Bien sûr, cela dépendra des performances et du type de conduite comme pour les modèles précédents.

Tesla - Modèle Y

Semi truck

Tesla - Semi truck

Nous voila maintenant projeté vers l’avenir avec l’incroyable Semi truck ! Tesla promet que ce semi-remorque prévu pour 2020 sera doté d’une belle autonomie de 800 km. De plus, il ne faudra que 30 minutes pour recharger ses batteries à 80%. Avec le mode semi-autonome, on peut imaginer que le métier de chauffeur routier va évoluer.

De nombreuses grandes entreprises ont déjà réservé des dizaines de véhicules. En particulier les firmes FedEx, PepsiCo, UPS et bien d’autres.

Ce type de véhicule pourrait changer le transport routier quand on sait que son impact environnemental est très néfaste aujourd’hui. De plus, il semblerait que les coûts d’entretient et d’énergie soient moins importants qu’avec les véhicules actuels. Evidemment cela serait sans compter l’impacte écologique lié à la production du véhicule, de ses batteries et de l’énergie électrique. C’est tout de même un beau pas en avant dans ce domaine, qui espérons le, continuera dans cette voie.

Pickup truck

Nous finirons ce tour des véhicules Tesla avec le Pickup truck dont nous ne connaissons pas encore beaucoup d’informations. Nous savons simplement que l’entreprise réutilisera certaines technologies présentes sur ses autres véhicules comme le Semi truck. On s’attend donc à une capacité de chargement importante ainsi que d’une puissance moteur élevée.

Pour le moment, nous pouvons juste contempler son design futuriste dans l’esprit Tesla. Il faudra certainement attendre quelques années pour en savoir davantage.

Tesla - Pickup truck

Pour chaque modèle disponible, vous pouvez accéder grâce aux liens à sa page officielle sur le site de Tesla

Vous avez sans aucun doute remarqué que les modèles S, 3, X et Y forment en réalité le mot “sexy“. Cela même si le E s’est transformé en 3 à cause de la déposition par Ford. Quoi qu’il en soit, c’est simplement une petite fantaisie d’Elon Musk lui même. Difficile d’imaginer s’il compte refaire une autre série de voitures selon ce principe !

Mode autonome de Tesla

Ce qui fait la renommée des Tesla, après le fait qu’elles soient des voitures électriques, c’est qu’elles disposent d’une assistance de conduite autonome. Son nom est l’Autopilot. Pour l’instant, le système oblige le conducteur à garder les mains sur le volant, d’où son nom “d’assistance”. Les ingénieurs travaillent encore à l’amélioration de cette “intelligence artificielle” car elle possède des enjeux de sécurité importants. 

En revanche des problèmes subsistent encore, principalement en milieu urbain ou également lors de virages importants. Il faut dire qu’il existe une quantité incroyable de situations qui devront être anticipées par le logiciel. Lorsque cette technologie sera fiable, on pourra prévoir une réduction importante du nombre d’accidents de la route car la majorité aujourd’hui son dus à l’erreur humaine. 

Il se posera toutefois la question des responsabilités lors d’éventuels accidents. Mais qui sera en tort ? Le constructeur automobile ? Le développeur de l’IA ? Le conducteur ? Beaucoup de points importants restent flous et on peut donc s’attendre à de nouvelles mesures gouvernementales.

Je vous propose pour finir une vidéo démonstrative de l’Autopilot de Tesla. La voiture suis seulement son GPS sans que le pilote n’ai a intervenir. Voyez donc cela par vous même. 😉

N’hésitez pas à communiquer cet article autour de vous. Vous pouvez également laisser un commentaire pour exprimer votre opinion concernant les voitures électriques et autonomes ! 🙂

Retrouver aussi notre article sur Boston Dynamics et leurs impressionnants robots.

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Boston Dynamics, le géant de la robotique

robots boston dynamics
Boston Dynamics

Vous connaissez sans doute l’entreprise Boston Dynamics grâce à de nombreuses vidéos circulant en particulier sur les réseaux sociaux. En effet, l’entreprise possède une chaîne YouTube de 1,4 millions d’abonnés présentant les évolutions de leurs différents produits depuis maintenant 10 ans. Les vidéos de leur chaîne cumulent ainsi plusieurs millions de vues ! Elles vous présentent les exploits réalisés par les ingénieurs de l’entreprise au cours de ces dernières années. Vous y verrez ainsi différentes mises en situations de leurs animatroniques que ce soit acrobaties ou tâches de la vie courante. Nous allons maintenant vous présenter un peu plus en détail ce géant de la robotique.

Une entreprise ambitieuse

Boston Dynamics a connu le jour en 1992 après sa création par le MIT (Massachusetts Institute of Technology). Rachetée par Google en 2013, la société n’a pas su générer beaucoup de profits mais a tout de même continué à développer ses produits. Au fil des expérimentations et du temps passé, le travail de Boston Dynamics a porté ses fruits. L’entreprise a racheté récemment la startup Kinema Systems dans le but de travailler sur l’optimisation de la vue en 3D des robots. Elle prévoit par la suite de commercialiser toujours plus ses robots et ainsi les démocratiser dans notre société.

Les différents robots en développement

Atlas, le robot athlétique

robot atlas boston dynamics
Atlas - Boston Dynamics

Le robot Atlas est un robot humanoïde mesurant 1,5 m dont les mouvements du corps se rapprochent globalement de ceux que peuvent effectuer un humain. En effet, celui-ci est capable de marcher et trottiner à vitesse raisonnable sur des terrains accidentés et pentus tels que le sol d’une forêt enneigée comme on peut le voir dans leur vidéo. Il peut également effectuer certaines figures acrobatiques de base tout de même impressionnantes lorsque l’on sait qu’elles sont effectuées par un ensemble de pièces mécaniques et électroniques (à voir ici). Bien d’autres mouvements lui sont permis grâce à son équilibre très prometteur tels que la marche à 4 pattes et la capacité de se relever seul. Atlas se voit très prometteur dans le domaine du militaire car il pourrait remplacer les soldats terrestres et donc, qui sait, donner lieu à des combats dignes d’un film StarWars.

Edit 25/09/19: Une nouvelle vidéo d’Atlas vient de sortir. Elle le montre en train de réaliser un enchaînement de roulades, d’équilibre sur les mains, et saut de 360°. Boston Dynamics ne cesse d’améliorer Atlas qui est capable d’en faire toujours plus chaque année !

Petman, le prototype humain

Le terrifiant Petman est considéré comme le grand frère d’Atlas. Ce dernier a été développé à partir de lui. Il possède une morphologie humaine encore plus poussée avec sa taille et son poids semblables à un homme moyen. Bien qu’il ne soit pas si agile qu’Atlas, celui-ci a été pensé de façon à réaliser des tests sur des vêtements de protection contre les attaques chimiques. Cela lui donne d’ailleurs un air plutôt terrifiant.

En fait, Petman sert déjà à l’armée américaine pour étudier le comportement du corps humain en présence de ces vêtements. Il est doté d’une multitude de capteurs d’humidité permettant d’étudier la physiologie humaine en particulier la température et la transpiration.

Vous retrouverez une de ses vidéos ici.

robot petman boston dynamics
Petman - Boston Dynamics

Spot, le meilleur ami de l’Homme

robot spot boston dynamics
Spot - Boston Dynamics

Ce robot quadripode possède une agilité et une force surprenante. Avec sa masse de seulement 30 kg, Spot est capable de porter des charges dont la masse peut atteindre jusque 14 kg. On le voit batailler dans une vidéo démontrant sa robustesse pour ouvrir une porte face à une personne l’en empêchant. Il sait donc s’adapter aux situations imprévues grâce à son IA plutôt bien travaillée.

Enfin, Spot peut réaliser des tâches difficiles s’il s’allie avec d’autres de ses compères. Regardez donc cette vidéo où 10 Spot réussissent à tracter un camion !

WildCat, le robot qui galope

Le robot WildCat est capable d’atteindre une vitesse de pointe à 32 km/h avec une masse de… 154 kg ! Eh oui, si ce robot est plutôt lourd, c’est qu’il possède un moteur à combustion au méthanol. Cela lui donne par la même occasion un brut de vieille pétrolette. 

Vous pouvez voir ici, qu’il reproduit de façon amusante le mouvement d’un mammifère à 4 pattes quand il court.  Ainsi, c’est le robot le plus rapide du monde !

robot wildcat boston dynamics
WildCat - Boston Dynamics

RHex, le petit espion tout-terrain

robot rhex boston dynamics
RHex - Boston Dynamics

Le petit robot RHex a été conçu pour traverser les terrains les plus accidentés possibles par rapport à sa taille petite taille de 14 cm. Il est composé d’un boitier électronique étanche. Grâce à cela, il peut traverser des endroits boueux et immergés comme en témoigne cette vidéo.

Ses 6 pattes en forme de demi-cercles lui permettent de se surélever et d’agripper facilement le terrain. Un autre aspect est que ses deux faces se comportent de la même manière et il peut donc se retourne sans poser de problème.

Pour finir, il est pourvu de caméras et feux infrarouges pour se déplacer à distance de jour comme de nuit. On peut ainsi lui imaginer toutes sortes d’applications dans le domaine militaire ou de la sécurité.

Bien entendu, Boston Dynamics développe d’autres sortes de robots exerçant diverses autres tâches. Pour les curieux, si vous avez apprécié l’article, je vous invite à poursuivre vos découvertes sur leur site officiel

Le mot de la fin

Les robots de Boston Dynamics ont finalement bien évolué depuis leurs débuts. Imaginiez-vous il y a quelques années en arrières un tel exploit ? On peut espérer encore de grandes améliorations mais ceci montre déjà une avancée remarquable dans le domaine de la robotique. Enfin, qui sait ce dont nous seront capables dans plusieurs années ?

Si vous avez aimé l’article, n’hésitez pas à le partager autour de vous ! 😉

BONUS

Je vous propose une vidéo parodique amusante du robot Atlas réalisée par la chaîne YouTube Corridor spécialisée en effets spéciaux. Bien entendu, c’est un acteur en costume vert qui joue le rôle du robot. Peut-on s’attendre à une telle rébellion un jour de la part des robots ? Je vous laisse en débattre dans les commentaires ! 🙂

Si vous aimez les articles sur le thème de l’énergie électrique, vous aimerez aussi notre article sur l’entreprise Tesla et ses véhicules électriques et autonomes. 

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